Baisse des APL : Macron demande aux propriétaires de baisser les loyers de 5 euros (« Aujourd’hui en France », 5 septembre 2017)
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Devant les préfets, réunis à l’Assemblée, Emmanuel Macron a estimé que la responsabilité collective devait conduire les propriétaires de biens immobiliers à baisser les loyers de 5 euros, pour compenser la baisse à venir des APL.

Ce n’est pas une blague du Gorafi. Devant le corps préfectoral, qu’il reçoit ce mardi à l’Elysée, Emmanuel Macron a appelé «publiquement tous les propriétaires» à baisser leurs loyers de 5 euros par mois.

Un mois et demi après qu’a été annoncée la baisse des APL, les aides personnelles au logement, de 5 euros à compter du 1er octobre, le président de la République a voulu répondre à la polémique. Au coeur de l’été, les syndicats étudiants et l’opposition avaient fustigé cette annonce, destinée, avait justifié le gouvernement, à stopper la flambée des loyers, voire à inciter les propriétaires à baisser leurs prix. A l’Assemblée, les députés de la France insoumise avaient provoqué une bronca; Alexis Corbière avait enflammé les réseaux sociaux en présentant un panier de courses pour 5 euros, démontrant que pour un étudiant ou un retraité se nourrissant chichement, il y avait de quoi acheter avec cette somme plusieurs repas.

Emmanuel Macron renvoie donc dos à dos locataires et bailleurs. Comme s’ils les appelaient à la solidarité, il s’est dit « surpris du silence collectif » et de l’absence d’appel « aux bailleurs sociaux, aux propriétaires à baisser le prix du logement ». « C’est cela la responsabilité collective », a-t-il dit. Comme une autre façon de dire que l’Etat ne peut pas tout, une saillie qui avait causé beaucoup de tort politique à Lionel Jospin.

Immanquablement, des opposants accablés s’expriment depuis le lancement de cet appel. « Plutôt que baisser l’APL, il aurait été juste et efficace de taxer les transactions immobilières à plus de 10 000 euros le m² », s’agace la socialiste Marie-Noëlle Lienemann, qui affirme que cela aurait généré la « même recette ».

« Pyromane pompier. Ca s’appelle de la politique du marchandage », s’énerve Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne.

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