Deux sénatrices épinglent les dispositifs de déradicalisation d’État (Sudradio.fr, 22 février 2017)
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« Deux sénatrices ont présenté ce mercredi un premier rapport sur les politiques mises en place par l’État pour déradicaliser les djihadistes de retour en France.

Le débat ne date pas d’hier, et ne risque pas de s’arrêter demain. L’État a-t-il les moyens de désendoctriner et déradicaliser les Françaises et Français engagé(e)s sur la voie du jihadisme ? C’est la question à laquelle deux sénatrices, Esther Benbassa (EELV) et Catherine Troendlé (Les Républicains) tentent, entre autres, de répondre depuis près d’un an maintenant. Ce mercredi, les deux parlementaires ont rendu publiques les premières conclusions de la mission d’information « désendoctrinement et réinsertion des jihadistes en France et en Europe ». Si ces conclusions ne sont qu’un bilan provisoire en attendant le rapport définitif prévu pour cet été, elles ne sont pas vraiment encourageantes pour les initiateurs des projets aujourd’hui mis en place.

« Gabegie financière » et associations « pas à la hauteur »

Esther Benbassa explique notamment que « toutes les associations n’étaient pas à la hauteur » et que les pouvoirs publics doivent changer de « concept », eux qui se sont sans doute un peu précipité dans l’application de cette politique. « L’erreur principale a été le manque de prévention« , a-t-elle ajouté avant d’appeler à une présence renforcée des chercheurs dans la réflexion et les dispositifs de déradicalisation : « Il faut envisager le désembrigadement sous l’angle de la socialisation, de la réinsertion et du suivi individualisé« . De son côté, la sénatrice du Haut-Rhin Catherine Troendlé a déploré la « grande gabegie financière » constituée par ces dispositifs.

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