Face au « business de la déradicalisation », deux sénatrices prônent une meilleure sélection des intervenants (« France Info », 12 juillet 2017)
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Dans un rapport rendu public ce mercredi, deux sénatrices font dix propositions pour rendre plus efficace la lutte contre la radicalisation.

Les sénatrices Esther Benbassa (EELV) et Catherine Troendlé (Les Républicains) font dix propositions pour que la lutte contre la radicalisation soit plus efficace en France, dans un rapport de 100 pages rendu public mercredi 12 juillet et que nos confrères de France Inter se sont procurés en avant-première.

Les sénatrices pointent l’amateurisme des autorités

Les élues ont étudié les dispositifs mis en place par l’Etat en matière de désendoctrinement et le désembrigadement des jihadistes en France et en Europe. Pendant plus d’un an, elles ont multiplié les auditions de témoins et acteurs-clés.

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En février dernier, ces deux parlementaires avaient rendu un premier rapport d’étape, qui pointait du doigt un certain « amateurisme » des autorités, qui voulaient à tout prix rassurer la population, après les attentats de 2015. La proposition numéro 1 des deux sénatrices est de définir un vrai « cahier des charges », pour choisir les organismes de prévention de la radicalisation.

Le coûteux centre de Pontourny est… vide

En trois ans, l’Etat a déboursé près de 100 millions d’euros, sans la « moindre évaluation méthodique » de la « longue liste » des associations subventionnées, regrettent les parlementaires, qui notent un « business de la déradicalisation ». Elles rappellent au passage que plusieurs responsables associatifs ont eu « maille à partir avec la justice ». Il faut surtout opter pour la « qualité » et non plus pour la « quantité », écrivent les parlementaires. Elles conseillent en outre de fermer d’urgence le centre expérimental de Pontourny, à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), qui a coûté 2,5 millions d’euros, mais n’accueille déjà plus aucun jeune pensionnaire.

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