La déradicalisation des djihadistes est un «fiasco» (Tribune de Genève, 22 février 2017)
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« France. Le seul centre de déradicalisation en activité dans le pays est vide après l’incarcération d’un pensionnaire.

La prise en charge de la déradicalisation des djihadistes en France est un «échec». Les autorités doivent changer de «concept», selon un bilan d’étape d’une mission d’information sénatoriale rendu public mercredi.

La mission d’information «désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en Europe» a dressé un bilan global peu flatteur de la politique de déradicalisation, alors que la France a été frappée par une vague d’attentats djihadistes sans précédent en 2015 et 2016 (238 morts). […]

Critique envers la politique de regroupement des détenus radicalisés, la sénatrice écologiste Esther Benbassa, corapporteur de la mission, a critiqué la «hâte» avec laquelle les programmes de déradicalisation ont été conçus.

Elle a déploré notamment un «commerce de la déradicalisation»: «malgré leur bonne volonté, plusieurs associations, recherchant des financements publics en période de pénurie budgétaire, se sont tournées sans réelle expérience vers le secteur de la déradicalisation.»

La sénatrice a appelé les pouvoirs publics à «changer de concept» sur cette problématique dont elle ne nie pas la complexité. «N’importe quel gouvernement aurait fait la même erreur, par manque d’expérience et de temps», a-t-elle souligné, appelant à «envisager le désembrigadement sous l’angle de la socialisation, de la réinsertion et du suivi individualisé».

Le rapport définitif de la mission d’information doit être rendu en juillet.

Pour (re)lire l’intégralité de l’article de la Tribune de Genève, cliquer ici.