Le fiasco de la déradicalisation en France (France Inter, 22 février 2017)
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« Entre agir vite ou dans la précipitation, il n’y a qu’un pas. Un rapport sénatorial dénonce le « bricolage » des pouvoirs publics en matière de déradicalisation.

C’est en 2014 que les pouvoirs publics français engagent les premières actions de lutte contre la radicalisation djihadiste. Le phénomène est récent et inédit, surtout dans l’intention de mourir pour une cause. La volonté d’agir, bien réelle dès lors, est précipitée après les attentats de Paris qui font 147 morts en janvier et novembre 2015. Dans leur rapport,les sénatrices Catherine Troendlé (LR) et Esther Benbassa (EELV), dénoncent presque la panique dans laquelle tout cela s’est fait. Le gouvernement met de l’argent sur la tabe, communique beaucoup : il faut rassurer les Français quant à ce vertige de la radicalisation de jeunes gens de tous milieux sociaux.

Beaucoup de ratés dans la précipitation

Environ quatre-vingt structures répondent à l’appel d’offres. La plupart s’occupaient jusqu’alors d’enfance en danger. Les personnels sont formés trop vite, trop peu… La parlementaire Catherine Troendlé reproche aux associations d’avoir « sauté sur un marché qui sentait l’argent frais ». Et évidemment en matière de déradicalisation, le low-cost, cela ne fonctionne pas ! […]

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