Meeting d’un ministre turc à Metz : Hollande attaqué à droite comme à gauche (LCI, 13 mars 2017)
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Près d’un millier de personnes se sont rassemblées dimanche à Metz pour un meeting en présence du ministre turc des Affaires étrangères, refoulé la veille des Pays-Bas. En autorisant la tenue de cet événement, François Hollande a suscité de vives critiques à droite mais aussi à gauche.

La politique turque s’est immiscée de manière inattendue dans la campagne présidentielle française après la décision de François Hollande d’accepter la tenue d’un rassemblement électoral en présence du ministre turc des Affaires étrangères refoulé de plusieurs pays européens. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé à « l’apaisement » et rappelé au président turc Erdogan « d’éviter les excès et les provocations » ainsi que « son attachement aux principes démocratiques ».  Un point de vue rejoint par Benoît Hamon : »Je réprouve la volonté de la Turquie de restreindre la liberté publique et en même temps, quel sens cela aurait-il de notre part à vouloir restreindre le débat démocratique pour lutter contre cela ? » Mais la décision d’autoriser le meeting – en complète contradiction avec la position des Pays Bas ou de l’Allemagne – suscite, depuis, de vives critiques à droite mais aussi à gauche. […]

Au sein des écologistes d’EELV, la venue de Mevlut Cavusoglu suscite également de vives critiques. « Je suis pour la liberté d’expression, mais je suis dépitée par l’autorisation accordée à ce meeting de propagande, a réagi auprès de LCI – au nom de son parti – la sénatrice EELV Esther Benbassa.  » La Turquie est un pays où la liberté d’expression est muselée. De notre part, il s’agit d’un soutien implicite à ce qui se passe en Turquie.  En période électorale, le gouvernement a autorisé ce meeting pour maintenir ses bonnes relations avec la Turquie, pour que les entreprises sur place ne soient pas importunées, et pour qu’Erdogan ne nous envoie pas les réfugiés présents en Turquie.  D’autres pays européens ont eu le courage de dire non, nous ne l’avons pas eu. Je condamne fermement la décision du gouvernement, car implicitement nous devenons un soutien de la répression pour des intérêts économiques et pour que la Turquie ne se mette pas à nous envoyer des réfugiés en période électorale. Nous, pays des Droits de l’Homme, nous nous sommes tus. Nous devenons quelque part des complices. » […]

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