Légaliser le cannabis (7/7). Les fumeurs français se font jardiniers (Médiapart, 28 août 2014)
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par Louise Fessard,

 

« En Europe, le cannabis est de plus en plus produit dans le pays où il est consommé. Moins que la crainte de l’interpellation, c’est la question du budget, le souci de la qualité du cannabis et le refus de nourrir le trafic qui semblent motiver les cannabiculteurs marseillais rencontrés. Dernier volet de notre enquête.

 

C’est ce qu’on peut appeler des circuits courts : en Europe, le cannabis est de plus en plus produit dans le pays où il est consommé. Cela pose quelques problèmes aux autorités, notamment françaises, plus habituées à saisir la résine importée du Rif marocain qu’à repérer des plantations clandestines. Le sociologue David Weinberger (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice) dit assister depuis 2005 à une « transformation majeure » du marché européen du cannabis, traditionnellement dominé par le haschich (la résine de cannabis). Les consommateurs recherchent de plus en plus l’herbe, quitte à la faire pousser eux-mêmes pour s’assurer de sa qualité. « C’est aussi une adaptation du marché aux saisies records de résine marocaine en Espagne », avance le sociologue. L’ambition des autorités françaises est en effet de «couper les routes de la drogue», qu’ils s’agisse du cannabis ou de la cocaïne. Lors de son passage au ministère de l’intérieur, Manuel Valls avait ainsi conclu en octobre 2012 un accord avec l’Espagne pour renforcer la coopération policière des deux pays, sur le modèle de la traque en commun des séparatistes de l’ETA.

Difficile de chiffrer le phénomène. Selon le rapport le plus récent de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), sept millions de plants ont été saisis en Europe en 2012. Leur nombre a triplé en cinq ans. En France, 141 000 pieds de cannabis ont été arrachés en 2013d’après une dépêche AFP, contre 55 000 en 2010… et seulement 1 591 pieds en 1990. Mais ces chiffres, produits par les forces de l’ordre, mesurent surtout leur propre activité ainsi que leurs priorités.

À partir de procédures judiciaires épluchées en 2008, David Weinberger distingue deux profils de cannabiculteurs : des consommateurs, généralement avec peu d’antécédents judiciaires, qui« cherchent à échapper aux effets pervers de la prohibition », et une minorité de commerciaux avec des exploitations géantes allant jusqu’à plusieurs milliers de plants (voire des centaines de milliers en Italie). Selon lui, en 2008, ces derniers ne représentaient que 5 % des cannabiculteurs arrêtés, mais 40 % de la production d’herbe saisie par les forces de l’ordre.

À Marseille, le préfet de police a lancé depuis décembre 2012 une ambitieuse opération de reconquête des cités afin de faciliter le travail d’autres intervenants (bailleurs, police municipale, Urssaf, Caf, associations de prévention, éducation nationale, Pôle emploi, etc.). Mais moins que la crainte de l’interpellation, c’est la question du budget, le souci de la qualité du cannabis et le refus de nourrir le trafic qui semblent motiver les fumeurs-cannabiculteurs rencontrés dans cette ville.« S’il y a une opération de police, ils prennent dans leur panel une des trente autres cités de Marseille : si c’est fermé à Castellane, ils vont à Font-Vert, etc. », dit un gérant d’un growshop marseillais.

Certains sont de vrais passionnés, intarissables sur les différentes variétés, les produits (herbe, extraits, huile, etc.) et leurs principes actifs (tétrahydrocannabinol, cannabidiol, etc.). «La légalisation du cannabis médical dans 23 Etats américains a permis la publication de beaucoup d’articles scientifiques et économiques sur le sujet», explique Sébastien Béguerie, vice président du Club de la Canebière. L’association, qui vise à promouvoir les aspects historiques et économiques du chanvre, cultivé au Moyen âge dans l’actuel centre-ville de Marseille, a déposé ses statuts en juillet 2014 à la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Julie*, une ancienne toxicomane de 42 ans, fume du cannabis pour « arrêter les médocs » et ses problèmes de sommeil. Sur les 780 euros mensuels de son allocation d’adulte handicapé, elle dépense environ 200 euros par mois en résine et songe à passer à la culture « si rien ne bouge ». « Qu’on soit au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, il y a du shit partout à Marseille, dit-elle. Si c’est bloqué par les flics, il suffit souvent de revenir le soir. L’autre jour, j’étais aux Lauriers, les guetteurs ont vu arriver les flics de loin, ils ont prévenu et ça va vite. Ils sont très bien organisés et super bons commerçants. »

Certains plans marseillais ressemblent « à des coffee shops » avec des pancartes déclinant les différentes qualités de shit et d’herbe proposés. Mais Julie a des doutes sur les produits de coupe« qui sentent la bougie » et surtout elle ne supporte plus « d’acheter à des petits, qui ont parfois l’âge de ma fille ».

Dans l’armoire de ce petit appartement marseillais, les quatre plants de « Blueberry » « une variété avec beaucoup de CBD pour ne pas trop être défoncé » sont presque arrivés à maturité. Quelques têtes patientent déjà dans le séchoir, près du frigo. Arthur*, 24 ans, réalise trois récoltes par an, pour lui et sa copine. Il fume quatre à cinq joints par jour et dépanne aussi des amis. « On ne se considère pas comme des revendeurs, on s’entraide entre potes. » Il a appris les techniques de botanique « en autodidacte » sur des forums spécialisés. Sa première motivation ? « Maîtriser la qualité de ce que je fume. » C’est aussi la raison pour laquelle il voudrait passer à la« vaporisation » à partir d’extraits de fleurs « pour éviter les effets nocifs de la combustion ».

« Au début, on utilisait les plans d’amis dans les Alpes, où les prix sont beaucoup moins élevés car ils font pousser en extérieur », explique Arthur*, qui avait « de plus en plus de mal à aller à la cité ». « À cause de la loi actuelle, on se fait servir par des ados de moins de seize ans, parfois des petits de douze ans », décrit-il. Cet étudiant a adapté sa culture à la législation. « Je perds beaucoup de temps à réduire les risques judiciaires, estime-t-il. Je préfère faire 4 plants à 100 grammes, que 40 plants à 10 grammes. Si je me fais attraper, cela jouera en ma faveur. Je ne risque quasiment rien : une injonction thérapeutique, une amende, au pire du sursis. Et je me balade avec deux joints maximum. »

Si sa porte n’est ouverte qu’aux amis, « pas aux amis des amis », c’est par crainte des cambriolages, plus que d’une dénonciation. « Ça représente beaucoup d’argent. Quand j’étais en colocation, on faisait ça dans le garage, c’était moins visible. » Comme plusieurs autres fumeurs, il décrit une relative indifférence des policiers. Il raconte qu’au rassemblement du « 18 joint » sur la Canebière, un policier des ex RG l’aurait abordé : « Pourquoi êtes-vous là ? Il ne faut pas vous montrer, faites ça chez vous. »

Moins prudent, Thomas*, 26 ans, s’est quant à lui fait contrôler à Marseille en 2013 avec 25 grammes d’herbe – « ma conso pour deux semaines » – et une balance. En perquisitionnant chez ce jeune entrepreneur, les policiers ont trouvé une trentaine de plants végétatifs. « Ils ont saisi les lampes et les plants, mais ça les faisait plutôt rire », dit Thomas, qui ne se voit pas du tout comme un « délinquant ». « Au début on consomme du shit pour se défoncer. Puis on recherche une conso plus saine, explique-t-il. Je suis quelqu’un d’inséré, je ne dérange personne, je n’ai pas envie d’être marginalisé à cause de ma passion. »

Il comparaîtra en septembre 2014 pour acquisition, détention et transport de stupéfiants, une infraction qui peut aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 7,5 millions d’amende. La veille, il est retourné se « dépanner » dans les quartiers nord, mais n’a vraiment pas aimé l’expérience.« On se demande ce qu’on finance… »

La loi considère la culture du cannabis comme une production de stupéfiants, un crime passible des assises. Ce qui transforme les cannabiculteurs en trafiquants encourant jusqu’à vingt ans de réclusion et 7,5 millions d’euros d’amende, voire 30 s’ils agissent en « bande organisée ». Mais à petite échelle, seuls l’usage et la détention de stupéfiants sont généralement poursuivis. « Si on retrouve des balances, des pochons de conditionnement avec des cultures à grande échelle, là on bascule dans du trafic ; mais ça reste correctionnalisé, on ne passe pas aux assises », explique le chef d’escadron Rémi Bouillot, qui commande la police judiciaire au sein du groupement de gendarmerie des Bouches-du-Rhône.

Au printemps 2013, six cannabis social clubs français ont tenté de sortir de la clandestinité en se déclarant en préfecture. L’expérience a tourné court avec la condamnation, le 18 avril 2013, de leur porte-parole Dominique Broc à huit mois de prison avec sursis et 2 500 euros d’amende pour détention et usage de drogue et la dissolution de la plupart des clubs par la justice. Échaudés par l’expérience, les cercles de cannabiculteurs se font désormais discrets.

Richard*, 32 ans, qui tient une galerie d’art à Marseille, se fournit auprès d’un réseau local « un genre d’Amap, avec un cultivateur qui vend à ses amis depuis quelques années ». Il habite dans les quartiers nord où il croise « l’hypocrisie » tous les jours. « Les dealeurs ont pignon sur rue. Les politiques ne veulent pas en parler, alors que les jeunes bourgeois vont se fournir dans les quartiers, sans aucun problème de sécurité. S’il doit y avoir une ville pilote en France, c’est Marseille, à cause des enjeux sociaux. Combien de morts dans des règlements de comptes faudra-t-il avant qu’on prenne une décision politique ? »

 

Graines « de collection »

Autre signe du développement d’un cannabis fabriqué en France, l’essor des « growshops », ces boutiques qui vendent du matériel permettant une culture intensive en intérieur. Parfois sous le nez des forces de l’ordre. À Nanterre, l’un des growshops se situe ainsi à quelques centaines de mètres seulement des nouveaux locaux de la police judiciaire, qui abritent la brigade des stupéfiants.

La boutique « Chanvre et Cie » a été la première à ouvrir à Montreuil (Seine-Saint-Denis) après la publication du best-seller Fumée clandestine (Éditions du Lézard, 1992) de Jean-Pierre Galland. Aujourd’hui, le site Growmaps recense environ 400 commerces en France, dont plus de la moitié dépendent des deux principales enseignes « Indoor Garden » et « Culture indoor ». Les deux sociétés de botanique, respectivement créées en 2001 et 2002, ne publient pas leur chiffre d’affaires, comme les y oblige pourtant la loi. Et éconduisent courtoisement les curieux. « Je n’ai jamais répondu sur toutes mes sociétés à aucun journaliste », indique Bruno Goffroy, patron d’Indoor garden, joint par téléphone.

Comme le reconnaissent plusieurs vendeurs interrogés, seule une minorité des clients de ces boutiques vient pour faire pousser des tomates, des orchidées ou des cultures biologiques. Les autres – « environ 80 % » – sont intéressés par le cannabis. En vitrine d’une des six boutiques du centre-ville de Marseille, aucune image de cannabis, mais l’équipement du parfait cannabiculteur : armoire de culture, lampes, systèmes de ventilation, bacs de culture hors sol, engrais et même graines de cannabis. « Graines de collection, non destinées à un usage agricole », prévient un panneau.

La vente du matériel est légale, celle des graines plus incertaine, même si elles ne sont pas mentionnées dans les conventions internationales sur les stupéfiants ratifiées par la France,comme celles des Nations unies. « En théorie, la graine n’est pas illégale, sauf pour la police parisienne qui s’affranchit des conventions internationales », explique un fonctionnaire, sous couvert d ‘anonymat.

Tout est dans l’ambiguïté. « Nous essayons d’éviter d’être clairs, nous parlons de la plante, des sommités, des efflorescences, sourit un vendeur, 44 ans. Si un client demande si c’est une bonne génétique, nous lui répondons que ce n’est pas pour cultiver. C’est de l’hypocrisie totale… » Il explique que le matériel de culture hydroponique (hors-sol) s’est démocratisé depuis que l’Espagne « est devenue un énorme marché avec la création des cannabis social club ». « Il y a quinze ans, trouver une simple ampoule à sodium était compliqué, certains petits malins les récupéraient sur les éclairages publics ; maintenant nous proposons quinze références », ajoute-t-il.

…détournée par le Circ, une association anti-prohibition

Les clients vont de « 15-16 ans à plus de 70 ans », selon les professionnels rencontrés. « Des docteurs, des employés de mairie, des ouvriers, des cadres, bref des gens honnêtes qui paient leurs impôts, en ont marre d’engraisser un marché parallèle et d’être considérés comme des délinquants », décrit l’un d’eux, 36 ans. Certains viennent pour des usages médicaux et demandent des génétiques spécifiques « avec une forte concentration de cannabidiol (CBD) pour ingérer ou vaporiser et soigner des glaucomes, douleurs musculaires, troubles neurovégétatifs », ajoute un autre commerçant.

La plupart des growshops s’en tiennent à la vente du matériel « pour éviter les soucis ». Mais certains n’hésitent pas à donner un coup de main pour démarrer des plantations comme ce père de famille, la trentaine, qui a récemment monté sa boutique, diplôme d’horticulture à l’appui. Il est fier d’avoir vendu des milliers de graines. « Plus il y a de monde qui plante, plus l’État est cerné, les tribunaux engorgés, et on élimine les trafics de cité, l’argent qui circule », avance-t-il.

Son truc, ce sont les variétés autoflorissantes qui donnent quatre à cinq récoltes par an. « Les voleurs et les gendarmes cherchent les pieds fin septembre, quand il n’y a déjà plus rien », s’amuse-t-il. Lui-même produit pour un cercle fermé d’amis. Débit rapide, accent chantant, le jeune homme navigue entre débrouille, business et militantisme. « On voudrait créer un cahier des charges pour des cannabis social clubs avec des contrôles, des référents par zone qui aient une formation sanitaire pour que l’herbe soit propre », dit-il.

 

Des plantations semi-industrielles

Dans les cités, les réseaux tentent de s’adapter à cette nouvelle demande. Selon un policier spécialisé, les trafiquants marocains qui « voient des parts de marché leur échapper » ripostent en augmentant le taux de concentration du THC dans les produits exportés. Un récent article du Monde évoque un taux de concentration moyen passé en dix ans de 7 à 8 % à « 17 % pour la résine, et 12,5 % pour l’herbe ». Et « l’approvisionnement peut aussi se développer dans des formes semi-industrielles avec des plantations développées en appartements loués à cette fin dans des cités HLM, ou en extérieur de la commune, sur des terrains agricoles discrets, comme la zone inondable du Val de Durance »notent les observateurs marseillais de Trend, un dispositif de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Dans l’éphémère magazine mensuel Bons baisers de Marseille, le journaliste Philippe Pujol décrivait en janvier 2014 l’une de ces « fermes d’un nouveau genre » installée sur deux étages d’une tour marseillaise, derrière une porte blindée. Mais la botanique hors-sol n’est pas innée.« Plus on augmente la taille de l’exploitation, plus il faut de la technique, explique le gérant d’un growshop. Certains petits veulent monter leur réseau sans passer par les grands et le résultat est catastrophique, alors ils viennent solliciter un chef de culture. » Et de préciser : « On les envoie paître. »

Dans les Bouches-du-Rhône, la plus grosse installation démantelée par la gendarmerie comptait 316 pieds, découverts en avril 2014 au premier étage d’une maison à Saint-Pierre-les-Aubagne.« Il y avait la totale : 24 rampes lumineuses, des extracteurs d’air, des pompes à eau, des ventilateurs, des tapis chauffants, des broyeurs, des sécheurs et des sachets de conditionnement », décrit le chef d’escadron Rémi Bouillot. Premier réflexe en cas de soupçon : une réquisition à EDF. La facture s’élevait à un millier d’euros par mois, selon le gendarme. Le cultivateur, un commerçant sans casier judiciaire, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis plus cinq ans de mise à l’épreuve par le tribunal correctionnel de Marseille.

Sur les sept premiers mois de 2014, la gendarmerie des Bouches-du-Rhône a déjà saisi 975 pieds (32 affaires), contre 482 pieds (37 affaires) sur l’ensemble de l’année 2013. « C’est moins risqué et moins onéreux de cultiver et consommer chez soi, explique Rémi Bouillot. Internet permet désormais de s’approvisionner facilement en graines et en matériel. Et le produit se banalise avec l’exemple des États qui dépénalisent ou légalisent. » Mais rien de comparable avec les usines à cannabis de la région parisienne.

En février 2011, les enquêteurs des deux offices centraux spécialisés dans la répression de l’immigration irrégulière et la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants étaient tombés à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) sur 700 plants de cannabis cultivés par des immigrés vietnamiens sans papiers, sur le modèle des cannabis factories au Canada, au Royaume-Uni ou en Italie. Pour rembourser leur passage, les migrants devaient travailler sur ces exploitations dans des conditions proches de l’esclavage. Une saisie réalisée un peu par hasard par la PJ française qui travaillait au départ sur un trafic d’êtres humains…

En septembre 2012, deux plantations de plus de 3 000 pieds de cannabis au total ont également été découvertes en rase campagne dans deux maisons de l’Aube. La saisie faisait suite à l’interpellation de plusieurs personnes de nationalité vietnamienne en région parisienne. Selon le sociologue David Weinberger, cette apparente spécialisation de réseaux criminels asiatiques dans la culture du cannabis trouverait son origine en Colombie-Britannique (Canada). Cet Etat «abrite une importante communauté sino-vietnamienne depuis le 19e siècle, et constitue, avec la Californie et Amsterdam, l’une des principales régions originelles de la culture intensive de cannabis, écrit-il. Conscients des perspectives de développement que représente la sinsemilla, certains criminels canadiens d’origine asiatique auraient décidé d’exporter ce mode opératoire en Europe et au Royaume-Uni notamment.»

Le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017 entend couper court à ce cannabis « made in France ». Les moyens d’action semblent limités. Il s’agit de combattre les « idées reçues sur les vertus bio du cannabis issu de ces cultures » ainsi que « l’image communément répandue du caractère artisanal et convivial de la cannabiculture ». Le plan cible également les « canaux d’accès à la cannabi­culture (magasins spécialisés, sites Internet, fret postal et express) » qui feront l’objet d’une « surveillance particulière ».

Les enquêteurs français restent à la peine. En avril 2011, sous la coordination de l’Office central de lutte contre le trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), police et gendarmerie avaient mené sur l’ensemble de la France vingt-trois descentes chez des cannabiculteurs. L’opération était baptisée « Cannaweed », du nom du site néerlandais où les jardiniers français échangent conseils et bons plans sur l’autoproduction de cannabis. Le bilan s’est révélé plutôt maigre (100 pieds de cannabis saisis ainsi que 4 kilogrammes d’herbe d’après l’AFP) et la « réponse pénale zéro », selon un policier dépité. Depuis, la Mildeca (mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, ex-Mildt) et l’Ocrtis ont diffusé un petit guide de l’enquête sur la cannabiculture destiné à sensibiliser policiers, gendarmes et magistrats. »

 

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