Richard Ferrand indigne après s’être excusé « de ne pas être une dame » (« RTL », 11 septembre 2018)
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Le candidat désigné par les députés REM pour la présidence de l’Assemblée nationale répond aux critiques qui auraient voulu voir, pour une fois, l’hémicycle présidé par une femme.

Le choix s’est porté sur moi, vous me pardonnerez de ne pas être une dame ». Les mots de Richard Ferrand à la suite de sa nomination comme candidat par le groupe REM pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale ne sont pas passés inaperçus.

Car depuis la création de l’hémicycle, en 1789, aucune femme n’a présidé le perchoir et Richard Ferrand en est bien conscient, d’autant plus que la pression était grande du côté d’une partie du public pour voir, enfin, une femme accéder à au quatrième poste d’un état ayant fait de l‘égalité entre les femmes et les hommes sa Grande Cause nationale.

« Il va falloir faire un effort pour pardonner au monsieur la bêtise infatuée de ses propos », a réagi lundi 10 septembre Laurence Rossignol, ancienne ministre des Droits des femmes et actuellement sénatrice de l’Oise, dans un message posté sur Twitter. Elle a terminé son message par un hashtag #GrandeCauseToujours, rappelant les promesses de campagnes d’Emmanuel Macron.

« RIP Grande Cause du Quinquennat »

Esther Benbassa, sénatrice Europe-Écologie-Les-Verts a également réagi sur le réseau social à la suite des propos du nouveau président de l’Assemblée : « Richard Ferrand demande qu’on lui pardonne ‘de ne pas être une dame’. Ça oui, on le fera, ce ne sera pas difficile. En revanche, lui pardonner d’être ce genre d’homme, je crois que ça ne va pas être possible. »

Madeline Da Silva, adjointe à la mairie des Lilas s’est contenté d’envoyer ses « condoléances à Marlène Schiappa » : « RIP Grande Cause du Quinquennat ». La secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes a d’ailleurs réagi à sa manière aux propos de Richard Ferrand.

Elle s’est fendue d’un tweet dans lequel elle se réjouit « de découvrir de nombreuses personnes subitement soucieuses de l’égalité femmes-hommes. J’espère que toutes et tous garderont cela à l’esprit tout au long de l’année car Edouard Philippe vient de me donner une nouvelle feuille de route très ambitieuse ! »

Si plusieurs femmes politiques ont pris la parole pour dénoncer les propos jugés sexistes de Richard Ferrand, les militantes et militants ont eux-aussi exprimé leur désaccord.

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