Archives de : estherbenbassa

  1. « Mode islamique ‘Modeste’ ou ‘réac’ ? » (Causette, 27 avril 2014)

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  2. CP : Créée le 16 mars dernier par la Commission des Lois du Sénat, une mission d’information sur la « déradicalisation » lance ses premières auditions ce jeudi. (28 avril 2016)

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    Communiqué de Presse / Paris, 28 avril 2016

    Créée le 16 mars dernier par la Commission des Lois du Sénat, une mission d’information sur la « déradicalisation » lance ses premières auditions ce jeudi .

    Créée le 16 mars dernier à l’initiative d’Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne, à qui s’est jointe Catherine Troendlé, sénatrice LR du Haut-Rhin, une mission d’information sur la « déradicalisation » de la Commission des lois du Sénat commencera ses auditions ce jeudi 28 avril.

    Les deux co-rapporteures entendent étudier les méthodes de « désendoctrinement, désembrigadement et de réinsertion » des anciens djihadistes ou candidats au djihad déjà mises en œuvre en France et en Europe.

    Leur approche, résolument comparative et libre de tout a priori, vise non seulement à observer de près ce qui se fait déjà, mais aussi à suggérer, dans un second temps, aux autorités compétentes en France, des types d’actions nouvelles et si possible efficaces.

    Les deux co-rapporteures entendront notamment des chercheurs, des psychologues et des psychiatres, des historiens et des sociologues, des acteurs de terrain du monde associatif, des représentants des forces de sécurité ainsi que des systèmes judiciaires et pénitentiaires, des élus. Elles visiteront également, en France et dans divers pays européens, les lieux où sont actuellement conduites des expériences concrètes de « déradicalisation ».
    Le pouvoir exécutif, qui a en charge ce lourd et épineux dossier et doit répondre à l’urgence, ne pourra que tirer profit du travail serein de deux parlementaires prenant le temps de l’étude et de la réflexion à long terme.

     

    contact : 07 78 87 10 95

  3. Pourquoi la question du voile divise-t-elle les féministes? (Les Inrocks, 8 avril 2016)

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    « Depuis que de grandes marques (Dolce et Gabbana, H&M, Uniqlo…) ont décidé de commercialiser des “burkinis” (maillot de bain couvrant tout le corps) et des hijabs (voile islamique couvrant les cheveux), les féministes n’en finissent plus de se diviser : s’agit-il d’une simple volonté marketing de répondre aux attentes d’une clientèle musulmane ? Ou ces initiatives constituent-elles une atteinte à l’émancipation des femmes ?

    Irresponsables“. Le mot est lâché mercredi 30 mars par la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol au micro de RMC, à propos des enseignes ayant décidé de commercialiser des burkinis (maillot de bain intégral) et des hijabs (voile masquant les cheveux). Pour elle, nul doute que ces marques font “la promotion de l’enfermement du corps des femmes“. Et de s’appuyer sur le concept de “servitude volontaire” pour étayer son propos : “Il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage“. Elle s’est, depuis, excusée d’avoir employé le mot “nègre”, sans pour autant revenir sur la pertinence de sa comparaison.

    Une prise de position partagée par la philosophe féministe Elisabeth Badinter qui estime, dans un entretien publié dans Le Monde le 3 avril, qu’on ne peut pas porter le voile et défendre l’égalité femmes-hommes. “Elles oublient [les féministes islamiques] qu’en guise d’égalité, elles doivent rester à la maison, que l’héritage est divisé par deux dans les pays musulmans et la polygamie admise dans le Coran dont elles se réclament” déclare-t-elle, appelant au boycott des marques. La polémique est lancée et chacun y va de son avis : Pierre Bergé se dit “scandalisé“, Agnès B. appelle à “ne pas banaliser un vêtement qui n’est pas anodin pour l’image de la femme“, tandis que Geneviève de Fontenay ne voit, elle, “rien de provocant” dans ces hijabs qu’elle trouve par ailleurs “très classes”. […]

    Personne ne meurt de ne pas porter de rouge à lèvres ou de talons hauts”

    Cet argument rejoint celui dit “de la mini jupe” ou “des talons hauts” : si des femmes revêtent des mini-jupes ou des talons (ou se maquillent le matin au réveil), alors même que ces vêtements et accessoires peuvent, sous un certain prisme, participer à une vision stéréotypée (et donc sexiste) de “la femme”, forcément artificialisée, sexualisée, réifiée, pourquoi d’autres ne pourraient-elles pas porter ce voile que d’aucuns perçoivent comme oppressif ? “Si Badinter estime que certains vêtements sont inacceptables, pourquoi ne s’en prend-elle pas aux talons aiguilles qui font souffrir les femmes et déforment leurs pieds ?, renchérit Rokhaya Diallo. Pourquoi ne demande-t-elle pas le boycott des régimes que l’écrivaine Léonora Miano qualifie de « burqa mentale des femmes occidentales », et qui poussent certaines femmes à s’affamer pour porter les vêtements vendus par ces mêmes marques ?”

    C’est l’argument que développe Esther Benbassa, sénatrice EE-LV du Val-de-Marne et directrice d’études à l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes) à Paris, dans une tribune publiée sur le site de Libération.Elle y dénonce un “modèle de séduction imposé” qui “reste quasi inaccessible à la majorité d’entre nous”, mais qui contribue à un “enfermement du corps des femmes qui n’a rien à envier à celui que Mme Rossignol dénonce quand elle évoque certaines musulmanes.” “Mesurer le niveau d’émancipation des femmes au degré de raccourcissement de leurs jupes, il fallait y penser ! La nudité du corps des femmes comme outil de leur libération ?” fustige-t-elle.

    A la différence près que ni la mini-jupe, ni les talons hauts ne rentrent dans le cadre d’une religion. Ce que ne manque pas de souligner Martine Storti : “Personne ne meurt de ne pas porter de rouge à lèvres ou de talons hauts. Vous n’êtes jamais obligées de les porter.” Est-ce à dire que le voile relèverait forcément d’une contrainte extérieure ? “Il faut faire une distinction entre le voile imposé dans certains pays musulmans et le voile en France. Il faut admettre que des femmes portent le voile en France par conviction religieuse, sans être forcées et sans avoir aucun lien avec des salafistes, rétorque Esther Benbassa. J’ai reçu plein de courriers suite à la publication de ma tribune venant de femmes qui m’expliquaient porter le voile par religion, ou pour des questions d’identité.” Pour elle, le voile relève d’une “sémiologie très complexe” :

    “Beaucoup de jeunes femmes le portent pour revendiquer une identité, dans une société qui rejette souvent les musulmans, voire les arabes. Nous sommes aussi dans une société post moderne, il ne faut pas l’oublier ! Beaucoup de femmes qui portent le voile sont aussi en jean slim !”

    Partir du principe que toutes les femmes voilées l’ont été sous la contrainte a un double effet pervers : celui de ne laisser aucun libre arbitre aux femmes musulmanes, et celui d’ériger les femmes non voilées en détentrices de la vérité. Cette idée de “servitude volontaire”- avancée par Laurence Rossignol – rejoint le mécanisme de victimisation des femmes : trop faibles (intellectuellement, physiquement), elles ne se rendraient plus compte de leur propre asservissement. “Je ne comprends pas que l’on n’accorde pas aux femmes musulmanes l’intelligence minimale qui leur permet de faire un choix réfléchi, s’insurge Rokhaya Diallo. Il est frappant de voir toutes ces féministes s’exprimer en lieu et place des premières concernées. Tout le monde semble mieux savoir que les femmes voilées ce qui est bon pour elles. C’est du paternalisme.” Pour Marcia, le voile n’est tout bonnement “pas le symbole du patriarcat de façon intrinsèque.” […] »

    Pour (re)lire l’article des Inrocks dans son intégralité, cliquez ici !

  4. Israël-Palestine, pour soutenir l’initiative française (Libération, 24 avril 2016)

    libération

    Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a annoncé, jeudi, qu’une grande réunion internationale se tiendrait à Paris le 30 mai. Nous publions un appel d’intellectuels (Brauman, Enderlin…) et d’anciens ministres (Quilès, Villepin, Védrine…).

    Depuis les accords d’Oslo en septembre 1993, le «processus de paix», qui devait conduire au règlement du conflit fondé sur la création d’un Etat palestinien indépendant et viable, avec Jérusalem-Est pour capitale, est mort. Reposant sur un dialogue entre Israël et les Palestiniens, sous le parrainage des Etats-Unis, ce processus est allé d’échec en échec : en 2000, à Camp David ; en 2001, à Taba ; en 2007, à Annapolis ; en 2011, avec la mission du sénateur américain George Mitchell, et, en 2014, avec la médiation du secrétaire d’Etat, John Kerry.

    Pendant ces vingt-trois années, l’occupation militaire israélienne s’est encore consolidée tandis que la condition des Palestiniens n’a cessé de se dégrader et leur horizon de s’assombrir. Gaza et ses deux millions d’habitants sont enfermés par un blocus qui rend leurs conditions de vie insupportables. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le désespoir est tel que des dizaines de jeunes Palestiniens (souvent âgés de moins de 20 ans !), qui n’ont strictement aucun lien avec des organisations politiques, poignardent des Israéliens en sachant qu’ils seront exécutés sur place. Depuis octobre 2015, le bilan est terrible : 28 Israéliens et 183 Palestiniens ont été tués. Jusqu’à quand verrons-nous, impuissants ou indifférents, le sang israélien et palestinien couler ?

    En l’absence de toute négociation véritable, la seule chose qui avance de manière fulgurante, c’est la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Les chiffres sont sans appel : 270 000 colons israéliens en 1993, près de 700 000 aujourd’hui. Cela signifie d’incessantes et brutales expropriations de terres palestiniennes avec des colons toujours plus nombreux qui, assurés de leur impunité, s’en prennent violemment à leurs voisins palestiniens ; certains n’hésitant pas à incendier leurs maisons et même à brûler vif des familles palestiniennes, comme celle d’Ali Dawabcheh à Duma en juillet 2015.

    Pour les Nations unies, l’Union européenne et une bonne partie de la communauté internationale, ce processus continu de colonisation des Territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est est l’un des obstacles majeurs à la recherche d’une solution pérenne permettant la création d’un Etat palestinien.

    Il est, par ailleurs, illégal au regard du droit international et, plus précisément, de l’article 49 de la IVe convention de Genève du 12 août 1949. Le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que la Cour internationale de justice se sont formellement prononcés sur ce point de principe. De surcroît, il constitue un crime de guerre au regard de la convention de Rome de 1998 portant statut de la Cour pénale internationale. La Palestine y ayant adhéré, la procureure a récemment entrepris un «examen préliminaire» pour s’assurer «qu’il y a de bonnes raisons d’ouvrir une enquête» sur cette question dont la Cour pourrait donc un jour se saisir. On le voit bien, les principes qui ont guidé les tentatives de négociations entre Israël et les Palestiniens au cours de toutes ces années – le face à face des deux parties sous le regard de Washington -ont fait la preuve de leur faillite.

    Pourtant, dans un Moyen-Orient en proie au chaos, il n’est peut-être pas trop tard pour tenter autre chose. C’est ce que veut faire le gouvernement français en proposant une conférence internationale avec les membres du Quartette (Nations unies, Union européenne, Etats-Unis, Russie) et quelques autres pays pour préciser les termes de référence du règlement du conflit dans la perspective de la solution à deux Etats. C’est sur ces bases que pourraient ensuite négocier Palestiniens et Israéliens avec le soutien d’un groupe de plusieurs pays émanant de la conférence et non plus d’un seul. Cette initiative est déjà critiquée et donc fragilisée par tous ceux qui préfèrent le maintien du statu quo, c’est-à-dire, la pérennisation d’une occupation militaire qui empêche tout un peuple d’être maître de son destin. Un tel immobilisme ne pourra évidemment qu’aggraver encore et encore une situation déjà insupportable avec toutes les formes de violence erratique qu’elle peut engendrer. Face à de tels risques de pourrissement, l’initiative de la France est très importante. En proposant un règlement conforme aux résolutions pertinentes des Nations unies, aux accords déjà signés, et tenant compte des points de convergence agréés par les deux parties, elle va dans la bonne direction. C’est pourquoi nous lui apportons notre soutien.

    SIGNATAIRES

    Yves Aubin de La Messuzière ex-diplomate Jean-Christophe Attias universitaire René Backmann journaliste Denis Bauchard ancien diplomate Esther Benbassa sénatrice et universitaire Pierre Blanc universitaire Pascal Boniface universitaire Estelle Brack économiste Rony Brauman médecin et universitaire Jean-Paul Chagnollaud universitaire Charles Enderlin journaliste Salam Kawakibi chercheur Agnès Levallois consultante Gilbert Meynier universitaire Bruno Péquignot universitaire Jean-Pierre Perrin journaliste Géraud de La Pradelle universitaire Paul Quilès ancien ministre Patrick Renauld ex-diplomate Xavier Richet universitaire Giovanna Tanzarella dirigeante associative Hubert Védrine ancien ministre Dominique Vidal journaliste Dominique de Villepin ancien Premier ministre Catherine Wihtol de Wenden universitaire.

    Pour consulter la tribune sur le site de Libération, cliquez ici.

  5. « Jetons un voile sur notre moralisme », par Marcela Iacub (Libération, 23 avril 2016)

    libération

    La polémique à propos de la mode islamique a permis de préciser certaines idées sur l’émancipation des femmes qui, d’habitude, reste souvent implicite. Que veut dire, en effet, être émancipées ? Avoir le droit de disposer de nous-mêmes ? Aux yeux de la sénatrice (EE-LV) Esther Benbassa (Libération du 6 avril), les minijupes et les tenues exhibitionnistes seraient le signe non pas d’une libération, mais d’un assujettissement. Cela signifierait-il que le port du voile, que l’on ne cesse de critiquer, vise, lui, à redonner aux femmes un pouvoir perdu, à récupérer leur dignité bafouée ? En bref, nous n’aurions qu’à avoir recours au foulard pour résister à l’objectivation obscène et esclavagiste du corps des femmes…

    Lire la suite sur liberation.fr

  6. On va plus loin : ‘Hijab day’ : Le voile en débat (Public Sénat, 20 avril 2016, 22h, vidéo)

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    Avec : Esther Benbassa, Sénatrice (écologiste) du Val-de-Marne
    Gérard Longuet, Sénateur (LR) de la Meuse
    Yacine Benmohammed, Étudiant à Sciences Po, Président de l’association « Salaam Sciences Po »
    Virginie Larousse, Rédactrice en chef « Le Monde des religions »

  7. ‘L’OVNI’ (sur Gaspard Koenig, Challenge, 21 avril 2016)

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  8. « French PM accused of stoking ‘climate of fear’ with calls for headscarf ban » (Middle East Eye, Avril 2016)

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    Students say Manuel Valls’ call for the ban at universities is a smoke screen to distract from anger over jobs bill and his own unpopularity

    Suggestions that headscarves should banned at France’s universities have been rejected in the past (AFP)
    Hassina Mechaï
    French Prime Minister Manuel Valls has drawn criticism from students, senators and members of his own government this week after suggesting in an interview that Islamic headscarf in universities should be banned.

    Students at the Paris 8 University accused Valls of deliberately seeking to stoke anti-Muslim tensions and using the headscarf debate as a « smokescreen » to distract from concerns about jobs, education and the economy.

    Valls made the remarks about the headscarf, which is banned in French public schools, in an interview with the Liberation newspaper in which he also said that the majority of French people believed that Islam was incompatible with the country’s secular values.

    “This should be done, » Valls said of a headscarf ban at universities. « However there’re some constitutional rules that stand in the way. Hence, we have to ensure that universities are religion-free spaces and stay that way. »

    But Thierry Mandon, the minister for higher education in Valls’ government, immediately rejected the suggested ban.

    “There is no need for a law,” Mandon told RTL radio. “Based on what I see when I’m in the field and what all universities’ chairs are telling me, there’s no problem involving the Islamic veil, so there’s no need to create one.”

    Headscarves have been banned in public schools since the the introduction of a law 12 years ago prohibiting the wearing by students of « any ostentatious religious signs » including jewellery and garments.

    Suggestions that headscarf should also be banned in universities have been rejected in the past.

    In May 2015, the National Committee for University Education and Research (CNESER) said that “prohibiting students in universities from wearing any signs of religious belief has no legal grounds, and brought to light the fundamental principle of the independence of universities regarding any political, economical or religious influence”.

    Last December, the Centre for Secularism – which reports directly to the prime minister and whose purpose is to support “the government in any action to preserve the separation of church and state in France” – ruled that passing legislation to ban headscarves in universities would threaten their independence.

    The organisation pointed out that “the vast majority of the people interviewed were clearly against that possible legislation, based on the principle of independence of universities and the fact that going through with such legislation would obviously clash with the values conveyed by that principle”.

    At the Paris 8 University, located in the suburb of Saint-Denis, where a majority of people come from North African or Sub-Saharan African backgrounds, student reaction to Vall’s comments ranged from indifference to scorn.

    In Saint-Denis, the hot topic is the “El-Khomry bill” – named after Myriam El-Khomry, the minister of labour – that supposedly will improve competitiveness and result in creating jobs. The bill has encountered hostility in some French universities, including at Paris 8.

    On Thursday morning, some students protesting the law tried to block the main entrance of the university. A shopping trolley and tyres were set up at the entrance. Students who took part in the protest accused security guards of using violence against them.

    Elise, a 22-year-old sociology student, expressed shock as she told her story to Middle East Eye: “A dozen security guards insulted and beat us up. They pushed us against a large glass window that shattered from the pressure. One of the student’s hands was injured.”

    Asked about debate over Islamic headscarves, she said: “That’s a smoke screen. Whenever they want to pass a bill that is clearly anti-social, they bring back that veil debate. That debate does not bother us. What worries us is our future, the quality of our education, the lack of funding. This bill weighs on us when we are not even on the job market yet. We couldn’t care less about the veil.”

    Pierrot, a 23-year-old journalism student, agreed: “This is so typical of politicians. It diverts attention from real issues. Prohibiting the Islamic veil in uni would be discriminatory and racist anyway.”

    A Muslim student who wears a headscarf, Fatou, told MEE: “Lump it all together in one pot. This is what is happening after the last terrorist attacks. If I wear the veil, it’s because I want to. Neither my mother nor my sisters wear it. Manuel Valls is using the current climate of fear in France. I’ve never had any issue here at uni.”

    Warda, a 25-year-old English student, said that prohibiting the headscarf would force some students to drop out of university.

    “If they prohibit students from wearing the veil, I will have to drop out of uni. And I do believe that even more girls won’t even go to uni in the future if they have to choose between their academic career and their veil, » she said.

    Esther Benbassa, a Green Party senator, told MEE that she believed Valls was seeking to stir up debate about the headscarf in order to distract from his own poor popularity ratings, which currently stands at just 27 percent.

    “Valls is not popular so he is trying to get extreme rightwing votes. There’s a shift going on even though the government is not racist. Given the current climate of Islamophobia, I don’t think that it’s a smart move to make, leading this anti-Islam wave,” said Benbassa.

    Retrouver cet article sur le site de Middle East Eye

  9. « Les vices de forme d’une loi vertueuse » (Réforme, 14 avril 2016)

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  10. « Les salafistes en ont rêvé, la mode l’a fait » (L’Obs, 14 avril 2016)

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