Archives de : estherbenbassa

  1. Question écrite – Gens du voyage et nécessaire mise en conformité du droit français (26 février 2015)

    sénat

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    Question écrite n° 14998 de Mme Esther Benbassa (Val-de-Marne – ECOLO)

    publiée dans le JO Sénat du 26/02/2015 – page 415

    Mme Esther Benbassa attire l’attention de M. le Premier ministre sur les suites à donner à la décision du Conseil d’État du 19 novembre 2014.
    En mai 2012, un forain, obligé légalement d’être titulaire d’un livret spécial de circulation, a saisi le Conseil d’État à la suite du refus implicite du ministre de l’intérieur d’abroger le décret n° 70-708 du 31 juillet 1970 portant application du titre Ier et de certaines dispositions du titre II de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe.
    Dans sa décision n° 359223 du 19 novembre 2014, le Conseil d’État, prend acte de la décision n° 2012-279 du 5 octobre 2012 du Conseil constitutionnel reconnaissant le caractère constitutionnel de ce document administratif, justifié par la nécessité de protéger l’ordre public et proportionné à cet objectif.
    En revanche, il estime que les dispositions des articles 10 et 12 du décret de 1970 qui punissent d’une amende contraventionnelle les personnes qui circuleraient sans s’être fait délivrer un livret spécial de circulation ou qui ne pourraient en justifier de la possession portent, à l’exercice de la liberté de circulation garantie par l’article 2 du quatrième protocole additionnel à la convention européenne des droits de l’homme (CEDH), une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi.
    En conséquence, le Conseil d’État enjoint au Premier ministre d’abroger les articles 10 et 12 du décret précité, dans un délai de deux mois, soit au plus tard le 19 janvier 2015, délai aujourd’hui dépassé.
    Elle demande donc au Gouvernement quelles mesures il entend prendre pour mettre le droit français en conformité avec l’article 2 du quatrième protocole additionnel à la CEDH.

     

    En attente de réponse du Premier ministre

     

    Vous pouvez consulter la question écrite sur le senat.fr, cliquer ici.

  2. Interdisons des tests d’âge osseux sur les jeunes immigrés (Journal du droit des jeunes, janvier 2015)

    Journal du droit des jeunes

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  3. ‘5 European Jews on the Wave of Anti-Semitic Attacks, and What It Means for Their Future’

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    By Christopher Looft

    Anti-Semitism appears to be rearing its head across Europe yet again. The perpetrators of the recent terror attacks in Paris and Copenhagen both targeted Jews, at least in part. Reports of anti-Semitic incidents have risen in the U.K. as well as in France, where the most European Jews live. Hours after the attack in Copenhagen, Israeli prime minister Benjamin Netanyahu, who faces an election on March 17, announced a package of $46 million to help Jews in Europe emigrate to Israel, and urged them to make the move.

    As a whole, the Jewish population in Europe has been in decline for the past seven decades, but last year more Jews left France for Israel than ever before, according to the Jewish Agency, a quasi-governmental Israeli organization that facilitates the process. As Avi Mayer, spokesperson for the agency, put it, “Every single young Jewish person I spoke to [on a recent trip to France] told me they were planning on leaving France, and an overwhelming majority said they wanted to come to Israel. Which was really pretty shocking to me.”

    We caught up with five European Jews to get their thoughts on the recent attacks, whether they’ve considered moving to Israel, and anti-Semitism on the continent.

    […]

    Esther Benbassa, French Green Party senator from the Paris suburb of Val-de-Marne and professor of modern Jewish history at the Sorbonne.

    What is the situation facing Jews in Europe today?

    All of us, we are facing terrorism. Anti-Semitism. In France, we have, now, since January, a genuine problem of terrorism … For the Jews, it’s also very difficult, because these radical religious people are taught on anti-Semitism and so on. Since 2000, the second Intifada, the anti-Semitism began in Muslim and Arab countries but [is now present] among French people, because of the Israeli-Palestinian conflict, because Jewish institutions in France support openly the politics of Netanyahu. [On February 15] Netanyahu asked French people to come to Israel. [Former Israel prime minister Ariel] Sharon did it also, some years ago, at the time of the Intifada. He asked French Jews to come to Israel.

    Why did Netanyahu do that?

    He’s doing his politics. Elections will be held on the 23rd of March, and he’s showing himself as the hero of the demography of Israel, because he’s asking Jews to come to Israel, and Jews are going to Israel, are leaving France. We have problems, of course, but we are first of all French Jews. And France is our country. The Danish Jews, when Netanyahu asked them to come to Israel, they said no, our country is Denmark. But our French institutions are not like that. [The French] support Israel. Because French Jews are originated from North Africa and they have many problems with … their past in Muslim lands. The Danish, they don’t have this problem. Also in France, the French Jews are living in the suburbs where Muslim people are living. We have 600,000 Jews and 5 million Arabs, Muslims or not. This is mainly the problem. Among these populations coming from Arab countries — Muslim people — they support Palestinian people … It’s a very complicated situation.

    Does that mean that, right now, France isn’t safe for Jews?

    Oh no … you think that Jews are safer in Israel? Are you sure? They are safer than in France? … I can understand Canada, the United States, but not Israel. You can be attacked by a bomb every day in Tel Aviv or in Jerusalem.

    You studied in Israel. Do you ever think of moving back permanently?

    No, I left Israel because I came to France to continue my studies at the university. I feel, myself, French, I am a professor at the Sorbonne, I am a French senator, I am from French culture, I grew up among French culture in Istanbul, in Turkey. I am very attached to France. I will not leave. Of course, I go to Israel one, two, three times a year. I have a big family there, but I am a French citizen. And I will resist. I will stay in France and I will resist against anti-Semitism. We have to resist, and we have to not leave. Israel has no jobs for 300,000 French people. Israel is not able to find jobs for these people. Old people going to Israel, I can understand that, they can live easier in Israel with their French pension. But for the young people, it’s not a solution. And the religious people, who want to move to Israel so they can do their religious studies and live in harmony with their religious sentiments, they can go to Israel, okay, no problem. But to leave because of anti-Semitism is not to resist. France is our country and we’ll resist.

    […]

    Retrouver cet article dans son intégralité sur le site du New York Magazine

  4. « Les statistiques ethniques : racistes ou pas ? » (Metronews, 27 février 2015)

    Metronews

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    DEBAT – L’ex-président Nicolas Sarkozy a visité ce jeudi à Paris l’Institut Necker sur les maladies rares. L’occasion pour lui de revenir sur la collecte des données médicales ethniques afin d’améliorer la prévention. Et de relancer l’éternel débat.

  5. Invitée de LCI (19 février 2015)

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    Esther Benbassa était l’une des invité(e)s de LCI, le 19 février 2015, de 18h à 18h50, pour commenter le vote de la motion de censure, le recours à l’article 49-3 de la Constitution et la loi Macron.

  6. Toute la République (Beur FM, 22 février 2015, 17h-18h)

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    Le dimanche 22 février 2015, Esther Benbassa était l’invitée politique de Toute la République, une émission animée par Abdelkrim Branine sur Beur FM.

     

  7. Briser la spirale des drogues: prohibitions, trafic, répressions (Les Echos, 27 février 2015)

    Les Echos

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    Voyage au bout de l’enfer, des Yungas de l’Altiplano bolivien aux routes africaines de la cocaïne en passant par la prison péruvienne de Callao…

    Après le Colorado et l’Etat de Washington, l’Alaska vient de légaliser l’usage récréatif, c’est-à-dire non médical, du cannabis. Depuis mardi, en Alaska, les personnes de plus de 21 ans sont autorisées à détenir au maximum 28 grammes de marijuana et même à cultiver chez elles jusqu’à six plants de cannabis. Aux Etats-Unis, la légalisation de la « weed » (l’herbe) gagne du terrain et s’étendra, le 1erjuillet prochain, à l’Oregon. La brèche a été ouverte l’an dernier par le Colorado, créant de facto dans cet Etat un marché légal du cannabis de 700 millions de dollars qui a généré 76 millions de dollars de recettes fiscales. « War on Drugs », la doctrine défendue depuis plus d’un siècle par les Etats-Unis et la communauté internationale, a du plomb dans l’aile, comme le soulignent deux ouvrages récents « Coca ! Une enquête dans les Andes » et « Le Trafic de drogue. Pour un contrôle international des stupéfiants ».

    Coca si, cocaina no !

    Pourtant, au XIXe siècle lorsque l’opium puis la cocaïne tracent leur chemin vers l’Europe et les Etats-Unis, ils y trouvent d’abord un accueil positif grâce à leurs propriétés médicales. En 1884, Sigmund Freud décrit même les bienfaits de la cocaïne dans un texte qu’il reniera par la suite. Mais, peu à peu, les drogues quittent le cercle fermé de la bourgeoisie. Après l’alcool et le tabac, les pays européens s’alarment des conséquences sanitaires de l’usage des drogues. En 1909, les Etats-Unis sont à l’initiative de la première conférence internationale sur l’opium réunie à Shanghai. Le premier traité international sur les drogues, signé à La Haye en 1912, a ensuite posé les bases du système prohibitif et répressif qui prévaut toujours actuellement. En un siècle, cette guerre a pris bien des formes : pénalisation de la consommation, lutte armée contre les trafiquants, destruction massive des récoltes… mais elle n’a arraché que de petites victoires. Dans les Andes, la coca reste la culture la plus lucrative. L’enquête signée du journaliste Frédéric Faux, spécialiste de l’Amérique latine, est une plongée au plus profond de son écosystème en Bolivie, au Pérou et en Colombie. Ces trois pays andins sont les seuls où pousse le cocaïer, car jusqu’ici toutes les tentatives d’acclimatation de cet arbuste ailleurs dans le monde se sont révélées infructueuses. Les reportages de Frédéric Faux, en particulier dans les Yungas, sur l’Altiplano bolivien, à 4.000 mètres d’altitude, rendent compte des usages ancestraux de la feuille de coca, mâchée depuis plus de 8.000 ans par les Indiens… puis par les colons. La coca y est utilisée pour ses propriétés stimulantes et médicales. Car la feuille contient au total 14 alcaloïdes, parmi lesquels l’hygrine dont l’action sur la circulation sanguine et les glandes salivaires protège contre le mal des montagnes, bien utile à cette altitude, et, évidemment, la cocaïne, dans une proportion maximum d’environ 0,8 %.

    En Bolivie, la feuille de coca fait aussi l’objet d’un rituel social, « l’aculicu ». En 2006, après son élection à la présidence, en Bolivie, Evo Morales lance : « Coca si, cocaina no » et obtient une exception à la convention unique sur les stupéfiants de 1961. Un amendement autorise depuis 2013 la population bolivienne à mâcher les feuilles de coca. Mais, selon les estimations des différents organismes internationaux, la consommation locale nécessite environ 6.000 hectares de plantation quand la surface réellement plantée est estimée à plus de 20.000 hectares en Bolivie, à près de 50.000 hectares au Pérou, dépassant d’une tête désormais la Colombie.

    Un débat qui peine à émerger en France

    L’envers du décor – le trafic et l’addiction – n’est pas occulté. Par exemple, lorsque Frédéric Faux part à la rencontre des « mules » occidentales dans la prison de Callao, près de Lima au Pérou, ces Espagnols, Français ou Bulgares pris à l’aéroport de Lima avec quelques kilos de cocaïne dans leurs valises. Parfois dénoncées par les trafiquants eux-mêmes, « ces mules » sont-elles des leurres ? Frédéric Faux décrit également l’ingéniosité des trafiquants à imaginer de nouvelles formes de transport, par exemple de la cocaïne durcie, qui sert à fabriquer des valises, ou à ouvrir de nouvelles routes vers l’Europe, par exemple via l’Afrique, payant au passage leur dîme à des organisations terroristes, telle Aqmi…

    D’un genre très différent, « Le Trafic de drogue » se range dans la catégorie universitaire. Signé par le juriste Mario Bettati, l’inventeur du « droit d’ingérence » et ancien conseiller de Bernard Kouchner, l’ouvrage détaille les dispositifs juridiques, les politiques de prévention des Etats et des organisations internationales, etc. Avant de conclure sur les expériences de dépénalisation et les nouvelles drogues de synthèse qui estompent la frontière entre légal et illicite. En France, le débat peine à émerger malgré une nouvelle proposition de loi déposée début février par la sénatrice Esther Benbassa. Ces questions seront toutefois au menu d’une assemblée générale extraordinaire de l’ONU en 2016, à la demande de plusieurs Etats sud-américains.

    Yves Vilaginés

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  8. Prison de Fresnes: Certains élus voient un risque de « surenchère » dans la radicalisation islamiste (Première Heure, 24 février 2015)

    Première heure

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  9. Treize citoyens en colère contre le délit de faciès (L’Humanité, 24 février 2015)

    L'Humanité

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