Déradicalisation : un rapport du Sénat critique la politique actuelle (« Public Sénat », 12 juillet 2017)
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Les sénatrices EELV Esther Benbassa et LR Catherine Troendlé préconisent dans un rapport une meilleure sélection des organismes intervenant pour la déradicalisation. Elles proposent de mettre « l’accent sur l’individualisation » et un « accompagnement sur mesure » pour assurer une meilleure réinsertion.

Le rapport d’étape dénonçait le « fiasco » des dispositifs de déradicalisation mis en place après les attentats de 2015. Le rapport final des sénatrices EELV Esther Benbassa et LR Catherine Troendlé ne ménage toujours pas la politique de déradicalisation, sans pour autant rejeter l’ensemble des actions menées et décidées après les attentats. « Tout n’est pas négatif » souligne Esther Benbassa, « mais il faut sortir de cette sorte d’excitation » qui existe sur le sujet, fait valoir la sénatrice du Val-de-Marne.

« Business » de la déradicalisation

Dans leur rapport, les sénatrices formulent dix propositions, notamment  « définir au niveau national un « cahier des charges » pour la sélection des organismes œuvrant en matière de prévention de la radicalisation, de systématiser l’évaluation du contenu des programmes financés et de réduire progressivement leur nombre, de sorte à opter pour la qualité plutôt que la quantité ». Il s’agit de mieux sélectionner ces organismes. La sénatrice EELV pointe « un nouveau business » de la déradicalisation, dont certains pourraient profiter. Selon le rapport, la formation des acteurs publics devrait être approfondie « sur la base des recherches universitaires ».

Troisième proposition : « Mettre fin à l’expérimentation du centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté (CPIC) » de Pontourny et « renoncer à sa généralisation ». Dans leur rapport d’étape, les sénatrices avaient déjà dénoncé l’échec du centre, qui était alors vide.

« Développer le recours aux alternatives à l’incarcération » pour les mineurs

Le rapport préconise aussi de mettre « l’accent sur l’individualisation, l’accompagnement sur mesure et la transversalité de la prise en charge ». Il s’agit d’assurer une meilleure resocialisation et réinsertion. Esther Benbassa s’appuie sur l’exemple de la Belgique et du Danemark, où « ils pratiquent plutôt un accompagnement individuel ». « Ça  coûte cher » ajoute-t-elle. 64.000 euros par unité au Danemark.

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