L’unique centre de déradicalisation français ferme ses portes (« L’Opinion », 28 juillet 2017)
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Le site de Pontourny à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire) devait être décisif pour aider à la déradicalisation en France. Il ne sera finalement resté ouvert qu’onze mois. Ouvert pour accueillir 25 personnes, il n’a finalement encadré que neuf volontaires. Dans un communiqué, le ministère souligne que cette décision « ne signifie pas l’abandon d’une politique de prise en charge des publics en voie de radicalisation dans des structures adaptées ».

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Des solutions alternatives. Estimant que l’expérience, qui visait à réinsérer de jeunes radicalisés en voie de marginalisation, « a montré ses limites », le ministère souligne toutefois que la fermeture de Pontourny « ne signifie pas l’abandon d’une politique de prise en charge des publics en voie de radicalisation dans des structures adaptées ».

Il précise que le gouvernement étudiera la possibilité « d’ouvrir des structures de petite taille pour y accueillir des individus sous main de justice et y développer des solutions alternatives à l’incarcération. » Un comité interministériel de prévention de la radicalisation est prévu à l’automne. Dans un récent rapport, les sénatrices Esther Benbassa (Europe Ecologie-Les Verts) et Catherine Troendlé (Les Républicains) déploraient l’échec de la politique de déradicalisation et prônaient notamment « le développement de dispositifs innovants de placement ».

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